Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a organisé ce 29 décembre 2025, un atelier national de validation du plan d’action sur la réhabilitation des sites miniers au Burkina Faso. Au sortir de cet atelier qui a réuni les différents acteurs du secteur minier, les rôles et les responsabilités dans l’exécution des activités de réhabilitation et de la fermeture seront définis. L’atelier devrait proposer une feuille de route pour la mise en œuvre des actions inscrites dans le programme.
Pour Salif Boussim, Directeur du cabinet du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, « malgré l’existence des outils juridiques, beaucoup de difficultés existent encore dans la gestion environnementale et sociale de ce secteur, particulièrement la réhabilitation et la fermeture des sites miniers. ». Il note que ce présent atelier s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la gestion durable des ressources minières, conformément aux textes réglementaires en vigueur. Le plan d’action se veut être un outil de planification visant à encadrer les interventions des acteurs impliqués dans la réhabilitation et dans la fermeture des sites miniers, à travers un cadre opérationnel clair, en vue d’en garantir l’efficacité et l’appropriation par l’ensemble des parties prenantes, a indiqué Salif Boussim.
Il note que durant cet atelier, il s’agira pour les participants d’examiner et s’accorder sur les actions à entreprendre dans le cadre de la réhabilitation et de la fermeture des sites miniers au cours des trois prochaines années, définir les rôles et les responsabilités dans l’exécution des activités de réhabilitation et de la fermeture et de définir une feuille de route pour la mise en œuvre des actions inscrites dans le programme.
Pour sa part, Aristide Belemsobgo, Directeur Général des Mines et de la Géologie (DGMG) note que le plan d’action sur la réhabilitation s’étale sur 3 ans, c’est-à-dire, de 2026 à 2028. Il indique que le plan a défini 2 objectifs stratégiques portant sur la réglementation et sur le renforcement des capacités.
Pour ce qui est de l’objectif stratégique portant sur la réglementation, Aristide Belemsobgo précise qu’avant de réhabiliter, il faudrait une très bonne réglementation. Il rassure qu’avec la révision du code minier : « on est amené à prendre des textes qui vont permettre effectivement de mieux appliquer la réhabilitation au niveau des mines. ». Sur le renforcement des capacités, le Directeur Général des Mines et de la Géologie informe que « la réhabilitation est une idée nouvelle en ce qui concerne les mines et n’y a pas encore eu de réhabilitation formelle ». Il renseigne que ce second objectif devrait renforcer les capacités des cadres du ministère de l’Environnement, du ministère des Mines, de sorte à pouvoir valider les plans de réhabilitation, conformément à la réalité, mais aussi de permettre de suivre de manière assez efficace la réhabilitation qui se fera.
Aristide Belemsobgo n’a pas manqué de rappeler que la question de la réhabilitation des mines a été abordée lors de la SAMAO et l’une de ses recommandations était l’adoption d’un plan pour permettre de prendre en compte les urgences et les priorités en termes de réhabilitation des mines.
Tiba Kassamse OUEDRAOGO
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