Présent à Bamako dans le cadre de la première édition du SIEM, Saidou Kabré, Manager régional de l’ONG canadienne, Artisanal Gold Council, a formulé ses attentes vis à vis du Réseau des Artisans miniers de l’AES (RAM-AES) lors d’une interview accordée à votre journal Mines Actu Burkina.
Tout en reconnaissant la pertinence de la mise en place du RAM-AES, Seydou Kabré note que les acteurs de ce sous-secteur au niveau du Burkina Faso, du Niger et du Mali connaissent les mêmes réalités. Ces acteurs vivent les mêmes défis. Se mettre en réseau est donc une aubaine et une opportunité pour les acteurs de mieux coordonner leurs interventions, de mieux organiser leurs activités pour une meilleure exploitation minière, artisanale et à petite échelle.
Il s’est aussi réjoui des objectifs que le réseau s’est assignés et nourrit l’espoir que les membres pourront faire des propositions dans le sens du développement de ces sous-secteurs.
En termes de défis, le manager régional de l’ONG canadienne, Artisanal Gold Council indique que la question de la formalisation qui est déjà enclenchée au sein des 3 pays signataires de la convention. « Que ce soit au Mali, au Burkina ou au Niger, la question de la formalisation des acteurs, de leur paysage est assez importante. Je pense que c’est sur cela qu’ils doivent beaucoup plus s’y pencher. », dit-il.
Il nourrit l’espoir que le RAM-AES pourra travailler à fédérer l’ensemble des organisations dans ces différents pays d’une part, et qu’il puisse servir de force de plaidoyer auprès des gouvernants pour porter au plus haut niveau les besoins et les préoccupations que vivent les orpailleurs d’autre part. Sur la protection de l’environnement dans ce sous-secteur, Seydou Kabré, invite le RAM-AES à promouvoir l’utilisation des technologies alternatives à l’utilisation du mercure « L’utilisation des produits chimiques néfastes, notamment le mercure, dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, est un autre cheval de bataille. J’invite le nouveau réseau à adhérer et à adopter les nouvelles pratiques d’exploitation minière artisanale et à petite échelle en utilisant les technologies alternatives à l’utilisation du mercure », a-t-il indiqué.
T K OUEDRAOGO
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